Ce que les astronautes nous apprennent sur la solitude ordinaire

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Ce que les astronautes nous apprennent sur la solitude ordinaire

Isolement, silence, perte de sens : ce que la psychologie spatiale dit de votre vie intérieure, et comment la psychothérapie peut vous aider à traverser votre propre vide.

 

 

Imaginez : vous flottez à 400 kilomètres au-dessus de la Terre. Autour de vous, le vide absolu. La Station spatiale internationale a la taille d'un grand appartement, avec une vue imprenable, sans voisins pour papoter. Depuis six mois, vous partagez l'air recyclé avec deux ou trois collègues. Vous ne pouvez pas sortir prendre l'air. Vous ne pouvez pas appeler vos proches quand l'envie vous prend. Et claquer la porte en cas de colère ? Derrière la porte, c'est l'espace. On va éviter.

 

L'image est extrême, d'accord. Mais ce que vivent ces astronautes, l'isolement, le silence, la sensation que les jours se ressemblent tous, ce flottement intérieur sans vraiment savoir où atterrir, des millions de personnes le traversent sur Terre. Sans combinaison pressurisée. Plutôt en pyjama un mardi après-midi. Mais avec une intensité très similaire.

 

Cet article est fait pour vous si vous vous êtes déjà senti seul sans trop comprendre pourquoi. Ou seul alors qu'il y avait du monde autour. Ou vide, sans drame particulier, sans événement déclencheur, juste… vide. Les chercheurs qui étudient la psychologie des astronautes ont beaucoup à dire sur tout ça. Et ce qu'ils disent vous concerne aussi.

 

En clair :
La psychologie spatiale, c'est l'étude de ce qui se passe dans la tête d'êtres humains coupés du monde pendant longtemps. Et ce qu'elle décrit ressemble beaucoup à ce que traversent des gens ordinaires dans des périodes difficiles. Moins de gravité zéro, même galère intérieure.

L'espace, le plus grand laboratoire de solitude au monde

Ca fait soixante ans que la NASA s'inquiète de la santé psychologique de ses astronautes 

Depuis les premières missions, les agences spatiales ont compris un truc : envoyer quelqu'un dans l'espace, ce n'est pas juste un problème de corps. La microgravité s'attaque aux muscles et aux os, certes. Mais l'isolement prolongé, lui, s'attaque à quelque chose de bien plus difficile à quantifier : la santé psychologique.

 

Ils ont donc créé tout un domaine de recherche pour ça : la psychologie des environnements extrêmes et isolés. Des équipes entièrement dédiées à comprendre ce qui se passe dans la tête d'une personne coupée de son monde social habituel pendant des mois. Et ce qu'elles ont découvert est à la fois fascinant et très familier.

 

Les effets psychologiques les plus souvent observés en mission longue durée ? Mauvaise humeur installée. Irritabilité qui monte. Sommeil perturbé. Perte d'envie et de concentration. Et surtout : cette impression diffuse de ne plus vraiment savoir pourquoi on fait ce qu'on fait.

 

Le saviez-vous :
En 2019, la NASA a suivi deux vrais jumeaux en parallèle : Scott Kelly, envoyé dans la station spatiale pendant un an entier, et son frère Mark, resté sur Terre. Résultat : Scott est revenu avec des changements physiques importants, mais aussi davantage d'anxiété, des difficultés cognitives et une plus grande vulnérabilité au stress. Son frère allait très bien. Mêmes gènes, même famille. Principale différence : douze mois d'isolement.

Votre appartement peut ressembler à une station spatiale

L'espace produit ça de façon spectaculaire et visible. La vie ordinaire, elle, fait la même chose en mode feutré, silencieusement, progressivement, sans qu'on s'en rende compte tout de suite.

 

Un deuil qui s'étire. Un télétravail qui s'est installé pour durer. Une retraite qui arrive sans crier gare. Une rupture amoureuse. Un déménagement loin de ses proches. Une maladie qui oblige à rester entre quatre murs. Dans chacune de ces situations, un schéma similaire s'installe : les contacts sociaux se raréfient, les repères habituels disparaissent, et on se retrouve à flotter un peu, sans vraiment savoir à quoi (ou à qui) se raccrocher.

 

La grande différence entre l'astronaute et vous ? Lui, il a signé pour ça. Il a été formé pendant deux ans. Il a une psychologue disponible en permanence. Vous, peut-être pas. Ce qui rend votre situation d'autant plus douloureuse, et votre besoin d'aide d'autant plus légitime.

 

La solitude ordinaire ressemble à un aquarium qui rétrécit sans qu'on s'en aperçoive. L'eau reste claire, la lumière passe. Mais l'espace vital diminue peu à peu. Et un beau jour, on tourne en rond en cherchant de l'air, sans comprendre vraiment pourquoi ça devient difficile de respirer. L'astronaute, lui, sait que l'aquarium est petit. C'est presque plus simple.

 

La solitude, c'est quoi exactement ?

Être seul, se sentir seul, se sentir perdu : trois expériences bien différentes

On utilise le mot « solitude » pour des réalités très différentes. Les chercheurs, eux, distinguent soigneusement trois expériences qui n'ont pas grand-chose à voir les unes avec les autres.

 

L'isolement objectif, d'abord : c'est le fait mesurable d'avoir peu de contacts.

Le sentiment de solitude, ensuite : c'est se sentir seul même quand il y a du monde autour. C'est subjectif, et ça arrive bien plus souvent qu'on ne le pense. On peut passer une journée entière entouré de collègues et rentrer chez soi avec un vide dans la poitrine que personne n'a comblé ou remarqué.

La solitude existentielle, enfin : ce sentiment plus profond d'être, au fond, seul face à sa propre vie, ses choix, ses peurs, sa mort un jour.

 

Freud parlait d'un état qu'il appelait l'Hilflosigkeit, la détresse fondamentale de l'être humain face à un monde qui le dépasse. Pour lui, cette expérience ne disparaît jamais vraiment : elle revient frapper à la porte chaque fois que nos soutiens habituels viennent à manquer. La solitude, ce n'est pas un accident de parcours. C'est une vieille connaissance qui repasse de temps en temps.

Quand la solitude s'installe, elle laisse des traces bien réelles sur le corps et l'esprit

La solitude chronique n'est pas juste une question de moral ou de personnalité. Ça a des effets réels et mesurables sur le corps et sur la façon de penser. Le chercheur John Cacioppo a consacré une bonne partie de sa carrière à étudier précisément ces éléments : quand on est isolé de façon chronique, le cerveau le perçoit comme une menace. Il active les mécanismes de survie. On dort moins bien. On devient plus susceptible, plus sur la défensive. On commence à lire les situations sociales de façon plus négative, à anticiper le rejet plutôt que l'accueil.

 

Ce n'est pas de la parano. C'est de la biologie bien ancrée :  nos lointains ancêtres exclus du groupe mouraient pour de vrai. Le cerveau a conservé ce réflexe. Résultat : quand on est seul depuis trop longtemps, il se met en mode alerte, même quand on est assis tranquillement dans son salon.

 

Le saviez-vous :
Une étude portant sur plus de 3 millions de personnes a montré que la solitude chronique augmente le risque de mortalité prématurée d'environ 26 à 29 %. Ces chiffres ont conduit le Royaume-Uni à créer en 2018 un ministère entièrement dédié à la lutte contre la solitude (oui, avant même le covid).

Le syndrome du troisième quart, ce moment où tout lâche

Les chercheurs en psychologie spatiale ont mis un nom sur un phénomène très reconnaissable : le « troisième quart ». C'est le moment d'une mission longue durée où l'enthousiasme du départ est retombé, mais où la fin n'est pas encore visible. La motivation décroche, l'irritabilité monte, les conflits éclatent pour des broutilles, et le sens de ce qu'on fait devient flou.

 

Ce phénomène existe aussi dans la vie ordinaire. C'est le cœur d'un burn-out. C'est la phase creuse d'une longue convalescence. C'est cet hiver gris où les fêtes sont loin derrière et le printemps pas encore en vue. C'est souvent à ce moment-là que les gens poussent enfin la porte de chez le psy. Pas dans la tempête initiale, mais dans ce flottement : encore trop fatigués pour faire semblant, mais avec assez d'énergie pour chercher quelque chose. C'est exactement le bon moment pour commencer un suivi psychothérapeutique.

 

Ce que la psychothérapie peut faire pour vous

Un espace pour poser ce qui est confus, flottant, difficile à formuler

La première chose qu'une bonne psychothérapie crée, quelle que soit l'approche, c'est un espace. Un endroit où ce qui est confus, flottant, difficile à formuler peut enfin prendre forme. Doucement. Sans jugement. Sans avoir besoin de justifier pourquoi c'est difficile.

 

Parce que la solitude, trop souvent, se vit dans la honte. Cette petite voix qui minimise, qui efface, qui remet les souffrances sous le tapis, c'est souvent l'un des premiers endroits qu'on explore en thérapie. Vous n'avez pas besoin de prouver que votre souffrance est suffisamment grave. Elle l'est, si vous la ressentez.

 

En psychanalyse d'orientation lacanienne, l'attention se porte sur ce que vous dites, et aussi sur ce que vous ne dites pas. La solitude, dans cette perspective, n'est jamais un vide pur : elle raconte quelque chose de votre histoire, de votre rapport particulier aux autres.

 

Le regard systémique :
La thérapie systémique stratégique, issue de l'École de Palo Alto, s'intéresse à ce que vous avez déjà essayé pour résoudre le problème. Et souvent, ce qu'on essaie empire les choses sans qu'on le veuille. Exemple classique : pour éviter d'être rejeté, on prend les devants et on évite tout contact. Résultat : on s'isole encore plus.
Le thérapeute aide à trouver une petite fissure dans cette logique, et parfois, un tout petit changement suffit à faire bouger l'ensemble.

L'EMDR-IMO quand la solitude vient de plus loin que le présent

Certaines solitudes ont une histoire ancienne. Une enfance où on a appris qu'on était trop encombrant, trop différent, trop sensible. Un rejet douloureux qui a laissé des traces. Un deuil qu'on n'a pas eu le droit de faire vraiment. Ces expériences restent gravées quelque part dans le corps et dans la mémoire, et elles viennent colorer tout ce qu'on vit après, souvent sans qu'on en soit conscient.

 

L'EMDR-IMO travaille directement sur ces mémoires. Via des stimulations bilatérales alternées, le cerveau arrive à « digérer » ce qu'il avait gardé bloqué. Pas pour effacer les souvenirs, mai pour qu'ils cessent de faire aussi mal. Dans le cas de la solitude, c'est particulièrement utile quand l'isolement du présent résonne avec quelque chose de plus ancien.

 

En clair :
Pas besoin d'avoir vécu un trauma énorme pour bénéficier de l'EMDR. Les petites blessures relationnelles répétées, les fois où on s'est senti invisible, incompris, de trop, ont aussi leur façon de s'installer dans le système nerveux. Et de ressortir, même des années plus tard, sous forme de difficulté à faire vraiment confiance aux autres.

La consultation en ligne quand se déplacer est le premier obstacle

Il y a quelque chose d'un peu paradoxal : les personnes qui souffrent le plus de la solitude sont souvent celles qui ont le plus de mal à aller consulter. L'énergie manque. L'anxiété est là, imposante. Le cabinet semble loin. Et on remet au lendemain.

 

La consultation en ligne, quand elle est assurée par un professionnel formé et dans un cadre sécurisé, permet de contourner ces obstacles. On est chez soi, dans son propre espace. Et beaucoup de gens découvrent qu'ils parlent plus librement depuis leur canapé que depuis un fauteuil de cabinet. Pour beaucoup de personnes, à Auxerre, à Versailles, ou n'importe où en France, c'est la porte d'entrée qui a rendu possible un accompagnement qui n'aurait autrement pas commencé.

 

Ce que font les astronautes pour tenir, et ce qu'on peut en retenir

Les rituels, petites ancres qui empêchent de partir à la dérive

L'une des premières choses que les psychologues de la NASA apprennent aux astronautes, c'est l'importance des rituels. Pas des rituels spectaculaires : des habitudes simples et régulières qui découpent la journée en unités reconnaissables. Café à heure fixe. Appel vidéo avec la famille le soir. Lecture avant de dormir.

 

Pourquoi ça compte ? Parce qu'en l'absence de repères sociaux extérieurs, ces petites habitudes deviennent des points d'ancrage. Pour quelqu'un qui traverse une période d'isolement, reconstruire une structure, même modeste, peut faire une vraie différence. Pas parce qu'une routine efface la solitude, elle ne le fait pas. Mais parce qu'elle empêche les journées de se fondre les unes dans les autres.

 

Le rituel quotidien, c'est l'équivalent psychologique du module de commande dans une capsule : un petit espace stable au milieu du vide. On ne lui demande pas de supprimer le vide. On lui demande juste d'être là, solide, pour qu'on ne s'y dissolve pas soi-même.

 

Dire ce qu'on ressent vraiment, même quand c'est difficile

Dans la station spatiale, les communications sont limitées par les fenêtres de transmission. On enregistre des messages. On choisit ses mots. On dit ce qui compte vraiment. « Tu me manques. » « Je suis épuisé. » « J'ai besoin d'entendre ta voix. »

 

Beaucoup d'astronautes rapportent que cette contrainte a paradoxalement amélioré la qualité de leurs relations. Obligés d'aller à l'essentiel, ils ont découvert qu'ils en étaient capables. La leçon est applicable bien en deçà de l'orbite basse. La solitude donne parfois l'occasion d'apprendre à communiquer autrement. D'écrire à quelqu'un qu'on n'ose plus appeler. De formuler clairement ce dont on a besoin.

 

Trouver du sens dans ce qu'on traverse, la clé de la résilience

Ce qui distingue les astronautes qui traversent les longues missions sans trop de casse psychologique, c'est souvent leur capacité à donner un sens à ce qu'ils vivent. Viktor Frankl, psychiatre autrichien et survivant des camps de concentration, avait théorisé ce phénomène bien avant que la NASA ne s'y intéresse : un être humain peut traverser presque n'importe quel « comment » s'il dispose d'un « pourquoi » suffisamment solide.

 

Freud écrivait que l'être humain est en permanence tiré dans deux sens opposés : il a besoin des autres pour vivre, et il a envie de s'en éloigner. On est toujours à la fois trop seul et pas assez. Trop seul pour ne pas souffrir de l'absence des autres. Pas assez pour ne pas parfois avoir envie de les fuir. Ce n'est pas un défaut : c'est la condition humaine.

 

Est-ce le moment de consulter ? Les signaux à ne pas ignorer

Solitude ordinaire et solitude qui mérite une attention thérapeutique

Tout le monde se sent seul de temps en temps. C'est humain, c'est juste la preuve qu'on a besoin des autres. La solitude qui mérite attention, c'est celle qui dure. Celle qui s'installe. Qui teinte tout le reste d'une couleur un peu terne. Celle qui se manifeste par une tristesse diffuse sans vraiment de nom. Par une irritabilité qui surprend même soi. Une fatigue que le sommeil ne résorbe pas. Et surtout par ce paradoxe épuisant : s'isoler de plus en plus alors qu'on souffre justement d'être seul.

 

C'est aussi le moment où des pensées comme « je suis fondamentalement différent des autres » ou « personne ne peut vraiment me comprendre » commencent à revenir souvent. Ces pensées-là, quand elles prennent de la place, sont un signal clair qu'il serait utile d'en parler à quelqu'un.

 

En clair :
On n'a pas besoin d'être au fond du gouffre pour consulter un psychothérapeute. On peut venir parce qu'on tourne en rond, parce que les mêmes schémas se répètent, parce qu'on sent confusément qu'on pourrait aller mieux sans savoir par où commencer. La thérapie n'est pas réservée aux crises. C'est aussi un espace pour réfléchir, respirer, comprendre.

Le premier pas : souvent le plus difficile, toujours le plus important

C'est un peu ironique, mais le moment de prendre rendez-vous chez un psy est souvent celui qui coûte le plus. Pas parce que c'est objectivement compliqué, mais parce que ce geste oblige à reconnaître qu'on a besoin d'aide. Quand on souffre d'isolement, c'est encore plus difficile. Il y a cette petite voix qui dit « ça ne servira à rien », « le thérapeute ne comprendra pas », « c'est pas si grave après tout ». Ces résistances sont normales. Elles font partie du problème, et aussi du travail.

 

Que vous soyez à Auxerre, à Versailles ou derrière un écran n'importe où en France, la démarche est la même : un message, un premier rendez-vous, une première conversation. Et très souvent, les gens qui franchissent cette étape repartent de la première séance en se demandant pourquoi ils ont attendu aussi longtemps.

 

Bienvenue dans le club des humains

Les astronautes reviennent de l'espace changés. Pas seulement parce que leurs muscles ont besoin d'être reconstruits. Mais parce qu'ils ont vu la Terre depuis là-haut, petite, fragile, lumineuse dans le noir. Et quelque chose dans cette vision ne les quitte plus.

 

On appelle ça l'Overview Effect : cet élargissement de perspective qui survient quand on prend assez de recul pour voir les choses autrement. La psychothérapie, quand elle se passe bien, produit quelque chose de similaire. Pas en faisant disparaître la solitude par magie, mais en changeant le regard qu'on pose sur elle. En la rendant traversable. Compréhensible. Parfois même utile.

 

Vous n'avez pas besoin d'aller dans l'espace pour traverser votre propre vide. Vous avez juste besoin d'un espace, un vrai, avec quelqu'un dedans, pour commencer à l'habiter différemment. Les consultations se font en cabinet à Versailles, à Monéteau (Auxerre), ou en ligne pour toute la francophonie.

 

Questions fréquentes

Comment savoir si ma solitude nécessite un suivi psychologique ?

La solitude qui dure, envahit le quotidien et s'accompagne d'une perte de goût pour les choses aimées est une indication thérapeutique sérieuse, quelle que soit l'approche. Si vous dormez mal, si des pensées du type « ça ne sert à rien » reviennent régulièrement, ou si vous vous isolez davantage alors que vous souffrez justement d'être seul, c'est le bon moment de consulter. Vous n'avez pas besoin d'être « au pire » pour avoir le droit de demander de l'aide. Un premier entretien d'orientation à Versailles, à Auxerre ou en ligne ne vous engage à rien.

 

Peut-on faire une psychothérapie en ligne pour traiter l'isolement et l'anxiété ?

La psychothérapie en ligne est souvent particulièrement adaptée aux personnes qui souffrent d'isolement ou d'anxiété sociale, précisément parce qu'elle supprime l'obstacle du déplacement, dans un premier temps. Elle offre le même cadre sérieux et la même qualité d'écoute qu'une consultation en cabinet. Les approches comme la thérapie systémique stratégique, le suivi analytique ou l'EMDR-IMO se pratiquent très bien à distance. Et beaucoup de gens trouvent qu'ils parlent plus librement depuis chez eux.

 

Quelle est la différence entre un psychologue, un psychothérapeute et un psychopraticien ?

Ces trois titres désignent des professionnels formés différemment, mais tous peuvent proposer un accompagnement psychothérapeutique sérieux. Le psychologue a un master en psychologie, titre protégé par la loi. Le psychothérapeute a une formation clinique reconnue et est inscrit à un registre officiel depuis 2010. Le psychopraticien est formé à des méthodes psychothérapeutiques reconnues (psychanalyse, approche systémique, EMDR) par des écoles sérieuses, avec supervision régulière et suivi personnel de son côté. Ce qui compte vraiment : que le professionnel soit bien formé, supervisé, et que vous vous sentiez en sécurité avec lui.

 

L'EMDR peut-il aider pour la solitude et le sentiment d'abandon ?

L'EMDR-IMO est particulièrement efficace quand la solitude actuelle est nourrie par de vieilles blessures relationnelles, un rejet ancien, un sentiment d'abandon précoce ou des ruptures mal digérées. Il aide le cerveau à « digérer » ces mémoires encore douloureuses, pour qu'elles cessent de peser sur le présent. Ce n'est pas une technique qui efface les souvenirs, mais une façon d'alléger ce qu'ils font encore ressentir aujourd'hui. Et ça peut changer beaucoup de choses dans la capacité à se sentir en lien avec les autres.

 

Comment trouver un psy à Auxerre ou à Versailles disponible rapidement ?

La consultation en ligne est souvent la solution la plus rapide pour commencer un suivi psychothérapeutique sans attendre. Les délais peuvent être longs en présentiel, surtout hors des grandes villes. En présentiel, le cabinet est situé à Monéteau (agglomération d'Auxerre, Yonne) et à Versailles, pour les personnes venant de tout le 78. N'hésitez pas à prendre contact directement, et si les délais ne conviennent pas, une orientation vers un autre professionnel est possible.

 

La thérapie systémique stratégique est-elle efficace pour l'isolement social ?

La thérapie systémique stratégique, issue de l'École de Palo Alto, est particulièrement efficace pour casser les boucles comportementales qui entretiennent l'isolement social sans qu'on le veuille. Dans le cas de la solitude : pour éviter d'être rejeté, on évite de prendre contact. Résultat, l'isolement se renforce. La thérapie aide à trouver une petite fissure dans cette logique et à introduire un changement minime qui peut avoir des effets bien au-delà. C'est concret, structuré, et les effets se font souvent sentir en quelques séances.

 

Est-ce qu'on peut se sentir seul même quand on est entouré ?

Se sentir seul entouré de monde est l'une des formes de souffrance les plus courantes et les plus mal comprises, souvent liée à une dépression, une anxiété sociale ou un décalage entre ses besoins relationnels et ce que les liens actuels apportent. Ce n'est pas une honte, et ce n'est pas une fatalité. Un entretien clinique permet de mieux comprendre ce qui se joue. Ce qu'on peut dire avec certitude : c'est très courant, et ça peut vraiment s'améliorer avec un accompagnement adapté.

 

Psychanalyse, TCC, hypnose, PNL : quelle approche thérapeutique choisir pour sortir de l'isolement ?

Il n'existe pas d'approche thérapeutique universellement supérieure pour traiter l'isolement et la souffrance émotionnelle qui l'accompagne : le choix entre une démarche psychanalytique, comportementale, ou intégrative dépend avant tout de ce que vous traversez et de ce que vous cherchez. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) travaillent efficacement sur les schémas de pensée anxieux et les comportements d'évitement qui aggravent l'isolement. L'approche psychanalytique explore ce que la solitude dit de votre histoire et de votre rapport inconscient aux autres. D'autres praticiens proposent des approches intégratives qui combinent plusieurs outils, dont parfois l'hypnose ou la PNL. Ce qui compte, c'est que l'approche soit adaptée à votre situation et que le professionnel soit formé, supervisé, et transparent sur ce qu'il fait. Le premier entretien sert exactement à vérifier ça, sans engagement.

 

La solitude prolongée peut-elle provoquer un traumatisme ou aggraver des troubles psychiques existants ?

Un isolement prolongé peut effectivement générer ou aggraver des troubles psychiques, en particulier chez les personnes déjà fragilisées par un vécu traumatique antérieur ou un état anxieux chronique. Ce que les neurosciences et la psychopathologie ont mis en évidence, c'est que le cerveau humain est câblé pour le lien. Quand ce lien manque durablement, des réponses de stress chronique s'installent et peuvent, chez certaines personnes, prendre la forme d'un véritable traumatisme émotionnel. L'isolement peut aussi réactiver des blessures plus anciennes restées en suspens dans l'inconscient, et les rendre soudainement plus présentes. C'est précisément ce que l'EMDR-IMO traite : non pas l'isolement en lui-même, mais ce qu'il a réveillé, ce stress post-traumatique silencieux qui colore tout le reste. Le travail de guérison, dans ces cas, passe rarement par la seule volonté : il demande un cadre thérapeutique adapté, avec un clinicien formé à ces réalités.

 

Quelle est la place de la santé mentale dans le suivi des astronautes, et qu'est-ce que ça dit de nous ?

La santé mentale des astronautes est prise aussi au sérieux que leur santé physique : des psychothérapeutes et des psychiatres spécialisés les suivent avant, pendant et après chaque mission, avec une attention particulière aux troubles anxieux, aux états dépressifs et aux manifestations de souffrance psychique liées à l'isolement. Ce que ce niveau d'attention dit de nous ? Que les troubles mentaux liés à l'isolement sont réels, mesurables, et qu'ils méritent une prise en charge sérieuse, pas une injonction à « tenir bon ». Les praticiens qui travaillent en santé mentale dans les agences spatiales ont produit des protocoles thérapeutiques qui bénéficient aujourd'hui à tout le monde. La leçon est simple : si les agences spatiales ont jugé indispensable d'entourer leurs astronautes de cliniciens formés à la souffrance psychique, peut-être que votre propre vécu mérite la même considération. Qu'en dites-vous ?

 

Références (APA 7e éd.)

Cacioppo, J. T., & Hawkley, L. C. (2009). Perceived social isolation and cognition. Trends in Cognitive Sciences, 13(10), 447–454. 

 

Frankl, V. E. (1963). Man's search for meaning : An introduction to logotherapy. Washington Square Press. (Œuvre originale publiée en 1946)

Holt-Lunstad, J., Smith, T. B., Baker, M., Harris, T., & Stephenson, D. (2015). Loneliness and social isolation as risk factors for mortality : A meta-analytic review. Perspectives on Psychological Science, 10(2), 227–237. 

 

Nicolas, M., & Sandal, G. M. (2016). Facteurs psychosociaux dans les situations d'isolement et de confinement. Psychologie Française, 61(4), 283–296. 

 

Ntsame Sima, M., Rascle, N., & Blanchet, V. (2014). Stress, stratégies de coping et soutien social dans les environnements isolés et confinés. Pratiques Psychologiques, 20(3), 185–198. 

 

Pedinielli, J.-L., & Bernoussi, A. (2012). Les états dépressifs. Dans J.-L. Pedinielli (dir.), Introduction à la psychologie clinique (4e éd., p. 115–138). Armand Colin.

 

 

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