La thérapie systémique stratégique : changer sans tout comprendre (et c'est très bien comme ça)
Anxiété, burn-out, relations qui épuisent, schémas qui se répètent : comment l'approche de Palo Alto permet de changer concrètement et rapidement, sans passer des années à fouiller le passé. Par votre psychopraticienne à Versailles, Auxerre et en ligne.
Il y a une idée tenace, presque culturelle en France, selon laquelle pour changer, il faut d'abord comprendre. Remonter aux origines. Fouiller le passé. Trouver la cause première, le traumatisme fondateur, la scène primitive. Et seulement alors, peut-être, en avoir fini avec ce qui coince.
La thérapie systémique stratégique, née à Palo Alto dans les années 1950, dit autre chose. Quelque chose de presque impertinent.
En clair :
Ce n'est pas parce qu'on comprend pourquoi on a peur de parler en public qu'on arrête de transpirer avant de prendre la parole. La compréhension c'est bien joli. Le changement, lui, se joue ailleurs.
Cet article est une plongée dans cet « ailleurs ». Dans une manière de travailler qui est à la fois rigoureuse, un peu subversive et, avouons-le, étonnamment efficace. Que vous souffriez d'anxiété, que vous soyez en plein burn-out, que vous tourniez en rond dans une relation qui vous épuise, ou que vous cherchiez simplement à sortir d'une impasse que vous n'arrivez pas à nommer : la thérapie systémique stratégique a peut-être quelque chose à vous dire.
Et si vous êtes à Versailles, à Auxerre (Monéteau, dans l'Yonne), ou n'importe où en France francophone avec une connexion internet, vous pouvez en bénéficier.
Palo Alto, une ville, une révolution
Comment une bande de chercheurs californiens a changé notre façon de penser les problèmes humains
Tout commence dans les années 1950, dans une ville de Californie où le soleil brille et les idées circulent. Palo Alto. Aujourd'hui connue comme le berceau de la Silicon Valley. Mais avant les startups, il y a eu quelque chose d'encore plus disruptif : un groupe de chercheurs qui ont osé regarder la souffrance humaine sous un angle différent.
L'anthropologue Gregory Bateson rassemble autour de lui des esprits hétéroclites : le psychiatre Don Jackson, le communicologue Paul Watzlawick, et plus tard John Weakland, Richard Fisch, Jay Haley. Ils viennent de disciplines différentes. Ils ont en commun une question gênante : et si le problème n'était pas dans la tête de la personne, mais dans la façon dont elle interagit avec son environnement ?
Le saviez-vous ?
En 1965, Richard Fisch crée au sein du Mental Research Institute (MRI) un « Centre de thérapie brève » avec un objectif radical : résoudre les problèmes psychologiques en dix séances maximum. À l'époque, c'était presque une provocation.
En 1974, l'équipe publie Changements : Paradoxes et psychothérapie, traduit en français chez Le Seuil en 1975. C'est un livre fondateur. Ils y formulent ce qui deviendra le cœur de la méthode : les problèmes humains ne persistent pas par mystère ou par fatalité. Ils persistent parce que ce qu'on fait pour les résoudre ne fait que les entretenir.
La cybernétique et les causalités circulaires, ou pourquoi votre cerveau n'est pas une île
L'école de Palo Alto s'est nourrie d'un courant scientifique alors émergent : la cybernétique, science des systèmes et de la rétroaction. Dans tout système complexe (un thermostat, un écosystème, une famille, une relation de couple), les éléments s'influencent mutuellement en boucle. Pas de cause linéaire. Des causalités circulaires.
Imaginez deux danseurs. Quand l'un avance, l'autre recule. Quand l'autre s'arrête, le premier perd l'équilibre. Qui « cause » quoi ? La question n'a pas de sens. Ce qui compte, c'est la danse, le système d'interactions. La thérapie systémique stratégique s'intéresse à la danse, pas aux pieds de chacun.
Appliqué à la psychologie, cela donne une idée révolutionnaire : un individu en souffrance n'est jamais seul dans son problème. Il est pris dans un réseau d'interactions, avec ses proches, son travail, ses propres tentatives de se sortir d'affaire, qui, sans qu'il le veuille, contribuent à maintenir ce dont il souffre.
Le concept qui change tout : les tentatives de solution
Quand votre remède devient votre problème
« Les tentatives de solution sont souvent partie intégrante du problème. »
Watzlawick, Weakland & Fisch, Changements, Le Seuil, 1975.
Laissez cette phrase faire son chemin. Elle est courte. Elle est presque banale. Et pourtant, quand on commence à l'appliquer à sa propre vie, elle peut être franchement déstabilisante.
- L'anxiété sociale. Vous avez peur du regard des autres. Alors vous évitez les situations sociales. Plus vous les évitez, moins vous avez de ressources pour les affronter. Et plus votre anxiété grandit. Votre « solution », l'évitement, est devenue le cœur de votre problème.
- L'insomnie. Vous ne dormez pas. Vous essayez de forcer le sommeil. Plus vous essayez, plus vous êtes tendu. Plus vous êtes tendu, moins vous dormez. La volonté de dormir devient l'ennemi du sommeil.
- Le burn-out. Vous êtes épuisé. Vous compensez en travaillant encore plus pour « rattraper » et vous prouver que vous tenez. Votre solution aggrave exactement ce qu'elle est censée résoudre.
- Le conflit de couple. Votre partenaire se ferme. Vous insistez pour qu'il ou elle s'exprime, parce que vous pensez que la communication est la solution. Il ou elle se ferme encore plus. Et ainsi de suite.
Le problème n'est pas que vous soyez stupide ou malchanceux. C'est que votre bonne solution de bon sens, celle qui fonctionnerait dans un autre contexte, est ici exactement ce qui fait tourner la machine en rond. Palo Alto appelle ça « la solution qui est le problème ». Et c'est une idée qui change tout.
La logique du « davantage de la même chose »
Watzlawick avait un sens de la formule redoutable. Il disait : « Si ce que vous faites ne fonctionne pas, ne le faites pas davantage. » C'est le principe qu'il nommait « davantage de la même chose ». Nous avons tous tendance, face à l'échec d'une stratégie, à intensifier cette même stratégie plutôt qu'en changer. Plus la porte résiste, plus on pousse fort. Jusqu'à ce qu'on réalise, trop tard souvent, qu'elle s'ouvre en tirant.
En thérapie systémique, le thérapeute ne cherche pas à savoir pourquoi vous poussez cette porte depuis dix ans. Il s'intéresse à une question beaucoup plus pragmatique : comment vous aider à changer de geste ? Et souvent, le seul changement nécessaire est celui du sens dans lequel on tourne la poignée.
La carte n'est pas le territoire : comment le thérapeute systémique voit votre réalité
Vos croyances construisent votre prison, et vos solutions aussi
L'autre pilier philosophique de Palo Alto, c'est le constructivisme. Inspiré par des penseurs comme le biologiste Humberto Maturana ou le philosophe Ernst von Glasersfeld, ce courant dit quelque chose d'apparemment modeste mais aux implications immenses : nous ne percevons pas la réalité telle qu'elle est. Nous construisons une carte de la réalité, et nous vivons dans cette carte.
« La carte n'est pas le territoire », disait Alfred Korzybski. Ce que nous prenons pour « la réalité » est toujours déjà une interprétation, filtrée par notre histoire, nos peurs, nos attentes. Et voilà pourquoi deux personnes dans la même situation peuvent réagir si différemment.
Le recadrage, l'outil le plus élégant de la boîte à outils systémique
C'est ici qu'entre en jeu l'une des techniques les plus puissantes de la thérapie systémique stratégique : le recadrage.
Recadrer, c'est proposer une autre signification au même fait. Sans nier les faits. Sans minimiser la souffrance. En changeant simplement le « cadre » dans lequel ils s'inscrivent.
Par exemple :
Un patient qui se dit « nul » parce qu'il n'a pas pu maintenir un régime alimentaire strict. Le thérapeute systémique ne valide pas ce jugement, ne le contredit pas non plus d'un « mais vous êtes très bien ! ». Il recadre : « Votre corps vous a donné un signal. Il a refusé la contrainte que vous lui imposiez. C'est peut-être une information sur ce dont vous avez besoin, plutôt qu'une preuve de faiblesse. » Même fait. Autre lecture. Autre effet sur le comportement.
Dans la clinique du burn-out, le recadrage peut avoir une portée thérapeutique décisive. Le thérapeute systémique peut aider le patient « à élargir la vue restreinte et causaliste » qu'il a construite, « pour permettre un recadrage, une redéfinition de leur souffrance dans une lecture élargie à l'ensemble des systèmes ». Ce n'est pas nier la souffrance. C'est lui donner plus d'espace pour bouger. Wirion, 2023, p. 183.
Ce que fait concrètement un thérapeute systémique stratégique
Une séance de thérapie systémique stratégique, à quoi ça ressemble vraiment
C'est la question que tout le monde se pose mais que peu osent poser directement. Voici ce qui se passe, ou plutôt ce qui ne se passe pas, dans une séance de thérapie systémique stratégique.
Ce qui ne se passe pas. On ne va pas fouiller votre enfance pendant six mois. On ne va pas analyser vos rêves. On ne va pas chercher la source de tout votre mal dans une relation avec vos parents à l'âge de trois ans. Ce n'est pas le propos, même si tout cela peut avoir de la valeur dans d'autres contextes.
Ce qui se passe. Le thérapeute systémique commence par une enquête très précise. Un zoom chirurgical sur trois questions fondamentales :
- Qu'est-ce qui se passe, concrètement ? Pas « je suis anxieux », trop vague. Mais : quand se produit ce que vous appelez votre anxiété ? Avec qui ? Dans quel contexte ? Que faites-vous juste avant, juste après ? Comment votre corps réagit-il ?
- Qu'avez-vous déjà essayé ? C'est la traque aux tentatives de solution. Tout ce que vous avez mis en place pour résoudre le problème avec les meilleures intentions du monde, et qui n'a pas fonctionné, ou qui a fonctionné à court terme avant d'aggraver les choses.
- Quel serait le signe minimal que ça va mieux ? Non pas « je veux être heureux », mais : concrètement, qu'est-ce qui serait différent demain matin si une solution avait émergé pendant la nuit ? Cette question ancre le travail dans le concret, le mesurable, le palpable.
En clair :
La thérapie systémique stratégique ne cherche pas à tout comprendre. Elle cherche à identifier ce qui maintient le problème, et à l'interrompre. L'objectif n'est pas l'insight mais le changement de comportement. Et souvent, ce changement précède, et parfois remplace, la compréhension.
Les prescriptions de comportement, l'art de la tâche entre séances
L'un des aspects les plus distinctifs de la thérapie systémique stratégique, c'est l'usage de prescriptions : des tâches à réaliser entre les séances. Ces prescriptions peuvent être directes (« cette semaine, chaque fois que vous sentez l'anxiété monter, faites ceci pendant deux minutes »). Ou indirectes, voire paradoxales (« cette semaine, permettez-vous de vous inquiéter, mais seulement entre 18 h et 18 h 30, et nulle part ailleurs »).
Cette dernière technique, la prescription du symptôme, peut paraître absurde. Elle est en réalité d'une logique redoutable. Si vous autorisez l'inquiétude à une heure précise, vous interrompez l'inquiétude diffuse et incontrôlable qui envahit vos journées. Vous passez d'une position de victime passive à une position d'acteur de votre propre expérience. Et souvent, à 18 h 00, vous n'avez plus tellement envie de vous inquiéter.
C'est comme décider de ranger votre appartement en désordre en commençant par mettre le désordre dans des boîtes. Ça ne résout pas le problème du fond. Mais ça le contient. Et une fois contenu, il perd son pouvoir d'envahissement. C'est le début du changement.
Thérapie systémique stratégique et autres approches : qui fait quoi ?
Palo Alto face à la psychanalyse, aux TCC et à l'EMDR, un panorama honnête
C'est une question légitime que posent beaucoup de personnes cherchant un psychologue ou un psychothérapeute, que ce soit à Versailles, à Auxerre ou en consultation en ligne. Il n'y a pas de réponse universelle, et les professionnels qui prétendent que leur approche est la seule valide méritent d'être regardés avec une légère méfiance.
- La psychanalyse lacanienne s'intéresse à la structure inconsciente du sujet, au désir, à la parole comme lieu de vérité. Elle demande du temps et travaille en profondeur. Elle est indiquée pour des questionnements identitaires profonds, des souffrances dont les racines plongent loin dans l'histoire du sujet.
- Les TCC (thérapies cognitivo-comportementales) travaillent sur les pensées automatiques et les comportements inadaptés. Elles sont structurées, balisées, avec des protocoles établis, et efficaces notamment dans les troubles anxieux, les TOC, les phobies.
- L'EMDR-IMO cible la mémoire traumatique. Elle est particulièrement indiquée dans le stress post-traumatique, les traumatismes simples ou complexes, les événements de vie douloureux non intégrés.
- La thérapie systémique stratégique se distingue par sa focalisation sur le présent, les interactions et la rapidité du changement. Elle n'exige pas d'explorer le passé pour agir sur le présent. Elle est particulièrement indiquée dans les situations de répétition, les problèmes relationnels, les phobies, l'anxiété, certaines formes de dépression et le burn-out.
Freud disait que là où était le Ça, le Moi doit advenir. Watzlawick aurait peut-être dit : là où était la répétition, le changement doit advenir. Même aspiration à la liberté. Chemins différents. Les deux ont leurs légitimités.
Dans ma pratique à Versailles, à Monéteau (Auxerre, Yonne) et en consultations en ligne, j'intègre ces différentes approches selon la demande et la singularité de chaque personne. Il n'existe pas de méthode universelle. Il existe des rencontres entre un outil et un moment dans une vie.
Quand le systémique rencontre le traumatique, une articulation intégrative
Une question fréquente : peut-on travailler en thérapie systémique stratégique sur des traumatismes ? La réponse honnête : cela dépend. La thérapie systémique peut aider à dénouer les comportements qui maintiennent la personne dans le traumatisme, l'hypervigilance, l'évitement, les stratégies de protection devenues des prisons. Mais pour le retraitement de la mémoire traumatique elle-même, l'EMDR-IMO est généralement l'outil le plus adapté et le mieux documenté. L'approche intégrativequi, consiste à combiner plusieurs outils selon les besoins, est souvent la plus juste.
Pour qui, pour quoi, combien de temps
Les indications où la thérapie systémique stratégique excelle
- L'anxiété et les phobies. Anxiété généralisée, phobie sociale, peur de prendre l'avion, angoisse diffuse : l'approche systémique identifie rapidement ce qui alimente l'anxiété et propose des interventions ciblées pour interrompre le cercle vicieux.
- Le burn-out. L'épuisement professionnel est presque un archétype de la tentative de solution mal calibrée : travailler plus pour récupérer le retard, se surengager pour compenser le sentiment de ne plus être à la hauteur. Le thérapeute systémique aide à identifier ces boucles et à en sortir.
- Les difficultés relationnelles. Conflits de couple, relations familiales toxiques, problèmes d'affirmation de soi, isolement social : tout ce qui implique des systèmes d'interaction.
- Les comportements compulsifs et habitudes problématiques. Procrastination, perfectionnisme paralysant, comportements d'évitement : autant de « solutions » qui perpétuent le problème qu'elles étaient censées résoudre.
- Les situations de répétition. Vous avez l'impression de vivre la même scène en boucle, avec des partenaires différents, dans des emplois différents, mais avec le même scénario ? La thérapie systémique est faite pour ça.
Des publications scientifiques évaluant les thérapies systémiques inspirées de Palo Alto mentionnent des taux de succès élevés dans la résolution des problèmes présentés, avec des effets obtenus en quelques séances seulement. C'est cette efficacité rapide qui a motivé dès 1965 la création du Brief Therapy Center au MRI de Palo Alto.
Thérapie brève, vraiment ? Ce que ça veut dire en pratique
L'objectif d'origine était de résoudre les problèmes en dix séances maximum. En pratique, la durée varie selon la complexité de la situation. Pour une phobie simple : parfois trois à huit séances suffisent. Pour une situation de burn-out complexe avec des enjeux relationnels et professionnels enchevêtrés : davantage. Pour une souffrance ancienne, profonde, qui touche à l'identité même du sujet : peut-être faut-il combiner les approches.
En clair :
« Thérapie brève » ne signifie pas « thérapie superficielle ». Cela signifie : une thérapie qui ne dure pas plus longtemps que nécessaire. Et qui respecte assez le patient pour ne pas créer une dépendance artificielle au processus thérapeutique lui-même.
La magie du paradoxe : quand le thérapeute dit le contraire de ce qu'on attend
Les interventions paradoxales et la logique qui les rend efficaces
Parmi les techniques les plus caractéristiques de la thérapie systémique stratégique, il y a les interventions paradoxales. Un exemple classique : le patient insomniaque à qui l'on demande de s'efforcer de rester éveillé toute la nuit. Absurde en apparence. Souvent efficace en pratique, parce que l'effort de rester éveillé désamorce la pression de s'endormir, qui était précisément ce qui empêchait de dormir.
Autre exemple : à quelqu'un qui se dit « trop anxieux pour sortir », on peut proposer de sortir, mais pendant exactement huit minutes, avec un itinéraire précis, une tâche à accomplir, et le droit de rentrer immédiatement après. Ce n'est pas « affronter sa peur » au sens d'une exposition graduelle classique. C'est changer le cadre de l'expérience. Et ce cadre différent produit une expérience différente.
Un bras de fer est une lutte symétrique : plus l'adversaire tire, plus on tire. La seule façon de gagner est de lâcher. Non pas capituler, mais changer de jeu. Les interventions paradoxales font exactement ça avec le problème : elles lâchent la corde d'une façon qui déséquilibre le problème lui-même.
Le langage comme levier de changement thérapeutique
Watzlawick et ses collègues ont accordé une importance capitale au langage, pas comme lieu de vérité intérieure (c'est davantage l'affaire de la psychanalyse), mais comme levier d'influence sur le comportement. La façon dont un problème est formulé détermine en partie les solutions qu'on envisage. Dire « je suis dépressif » ferme des portes. Dire « je traverse une période de grande fatigue émotionnelle dans un contexte particulièrement exigeant » en ouvre d'autres.
Sur ce point, la thérapie systémique stratégique rejoint d'ailleurs la psychanalyse lacanienne dans sa considération fondamentale pour la parole, tout en en faisant un usage radicalement différent.
Thérapie systémique stratégique en consultation en ligne : ça marche vraiment ?
La thérapie à distance pour toute la France francophone
La réponse courte : oui. La thérapie systémique stratégique est, par nature, une approche fortement orientée vers le langage, la communication et les prescriptions de comportement dans la vie quotidienne. Elle ne requiert pas une présence physique de la même façon qu'une technique de travail corporel. La qualité de la relation thérapeutique, l'acuité de l'écoute, la précision des questions et des interventions, tout cela se transmet parfaitement à travers un écran.
Je propose des consultations en ligne pour toute la France francophone, que vous soyez à Paris, à Lyon, à Bordeaux, en Bretagne, en Suisse romande ou au Québec. Le cadre thérapeutique est identique. La confidentialité est assurée. Et l'efficacité, au regard de l'expérience clinique, est comparable.
Le saviez-vous :
La thérapie en ligne (ou téléconsultation psychologique) est une pratique désormais reconnue et encadrée en France. Elle permet d'accéder à un suivi de qualité sans contrainte géographique, et est particulièrement adaptée aux personnes dont la mobilité est réduite, aux emplois du temps chargés, ou aux personnes qui souffrent d'anxiété sociale rendant difficile le déplacement en cabinet.
Versailles et Auxerre, deux cabinets ancrés dans leur territoire
Pour celles et ceux qui préfèrent la présence physique, j'exerce en cabinet à deux adresses. À Versailles (78), au cœur d'un département bien desservi depuis Paris et sa périphérie : pour les personnes cherchant un psychothérapeute dans les Yvelines, à Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Poissy, Rambouillet ou dans les communes environnantes. À Monéteau, commune de l'agglomération d'Auxerre dans l'Yonne (89) : pour les habitants d'Auxerre, Appoigny, Gurgy, Perrigny, Migennes, Joigny, Sens ou de l'ensemble du département de l'Yonne.
Ce que dit la recherche sur la thérapie systémique stratégique
Efficacité documentée et honnêteté sur les limites
La thérapie systémique stratégique a fait l'objet d'évaluations scientifiques. Un article paru dans les Cahiers de psychologie clinique (Melchior, 2001) établit que la psychologie sociale confirme les intuitions de l'école de Palo Alto : les tentatives de solution constituent « la cause principale des problèmes ou, en tous cas, la cause principale de leur maintien ou de leur aggravation ». Plus récemment, une étude publiée dans Thérapie Familiale (Wirion, 2023) a exploré l'application de l'approche systémique au burn-out, soulignant la pertinence d'un travail sur les boucles interactionnelles maintenant l'épuisement.
Le saviez-vous ?
La thérapie systémique stratégique a longtemps été moins visible dans les méta-analyses que les TCC, non par manque d'efficacité clinique, mais parce que ses fondateurs se sont moins investis dans la production d'essais contrôlés randomisés. C'est une limite à reconnaître honnêtement, et qui ne reflète pas nécessairement la valeur clinique réelle de l'approche.
L'approche intégrative, la réponse à la guerre des chapelles thérapeutiques
La recherche en psychothérapie est assez claire depuis les travaux de Saul Rosenzweig dans les années 1930 : ce qui fait l'efficacité d'une psychothérapie, c'est d'abord et avant tout la qualité de la relation thérapeutique. Le reste, les techniques, les protocoles, les orientations théoriques, vient ensuite. C'est pourquoi une pratique intégrative, qui mobilise différents outils selon la personne et le moment, est souvent plus juste qu'un dogmatisme technique.
Il y a une métaphore que j'aime beaucoup, et qui vient, étrangement, de la physique quantique. Un électron, dans le monde quantique, ne choisit pas une position précise tant qu'on ne le mesure pas. Il existe en superposition d'états. C'est l'acte de mesure qui fixe la réalité. La thérapie systémique stratégique fait quelque chose d'un peu analogue avec les problèmes humains. Elle refuse de traiter le problème comme un état fixe gravé dans la psyché. Elle le voit comme quelque chose de dynamique, pris dans des boucles d'interactions, et donc susceptible de bouger. Vous n'avez pas besoin de tout comprendre pour changer. Parfois, il suffit de faire quelque chose de différent. Une fois. Et voir ce qui se passe.
Si vous souhaitez en savoir plus ou prendre rendez-vous, que ce soit à Versailles (78), à Monéteau/Auxerre (Yonne, 89) ou en consultation en ligne pour toute la France francophone, vous pouvez me contacter via le site psy-versailles-auxerre.fr.
Questions fréquentes
Thérapie systémique, thérapie brève, approche Palo Alto : est-ce la même chose ?
L'approche de Palo Alto est une forme de thérapie systémique, qualifiée de « brève » parce qu'elle vise un changement rapide, souvent en moins de dix séances, mais ce n'est pas la seule thérapie systémique qui existe. Il existe d'autres thérapies systémiques (familiales, narratives) qui ne partagent pas nécessairement la dimension « stratégique » de Palo Alto. La thérapie brève stratégique est donc une sous-catégorie spécifique de l'approche systémique, née au Mental Research Institute de Californie. Quand un psychothérapeute ou un psychopraticien se dit « formé à l'approche systémique stratégique » ou « à la méthode Palo Alto », c'est bien de cette tradition-là qu'il parle.
Est-ce que la thérapie systémique stratégique peut traiter l'anxiété et les crises de panique ?
Oui, et c'est même l'une des indications les mieux documentées de l'approche systémique stratégique, qui est précisément outillée pour interrompre les cercles vicieux de l'anxiété. L'anxiété est souvent alimentée par des tentatives de contrôle qui produisent exactement ce qu'elles cherchent à éviter. Les crises de panique, les phobies spécifiques (phobie sociale, agoraphobie, phobie des transports), l'anxiété généralisée répondent souvent bien à cette approche. Un psychologue ou un psychothérapeute pratiquant la thérapie systémique, à Versailles, à Auxerre ou en consultation en ligne, pourra évaluer avec vous si c'est l'approche la plus adaptée à votre situation.
Quelle est la différence entre un psychologue, un psychothérapeute et un psychopraticien ?
Ces trois titres désignent des niveaux de formation différents, chacun ayant sa place dans l'écosystème du soin psychique. Le titre de psychologue est réglementé par la loi en France : il exige un master en psychologie (bac+5). Le titre de psychothérapeute est réglementé depuis 2010 : il faut un diplôme universitaire en psychopathologie clinique en plus d'une formation pratique. Le titre de psychopraticien n'est pas légalement réglementé, mais il est utilisé par des professionnels formés aux psychothérapies (systémique, EMDR, hypnose, approches intégratives), suivis et supervisés dans leur pratique quotidienne. Le psychiatre, lui, est médecin et peut prescrire des traitements médicamenteux.
Peut-on combiner la thérapie systémique stratégique avec l'EMDR-IMO ou la psychanalyse lacanienne ?
Une pratique intégrative qui mobilise différents outils selon les besoins de la personne est souvent la plus pertinente cliniquement, et la thérapie systémique stratégique s'y prête particulièrement bien. L'EMDR-IMO est particulièrement efficace sur les traumatismes et les événements de vie douloureux non intégrés. La psychanalyse lacanienne s'adresse à des questionnements plus profonds sur l'identité et le désir. La thérapie systémique stratégique intervient sur les boucles comportementales et les interactions. Ces approches ne s'excluent pas. Dans ma pratique à Versailles, à Monéteau (Auxerre, Yonne) et en consultation en ligne, j'intègre ces différents langages thérapeutiques selon ce que la situation et la personne demandent.
Est-ce que la thérapie systémique peut aider dans un burn-out grave ?
La thérapie systémique stratégique est particulièrement pertinente dans le burn-out pour identifier et interrompre les boucles comportementales de sur-engagement, de perfectionnisme et d'évitement qui ont conduit à l'épuisement. Dans un burn-out grave, plusieurs niveaux sont souvent impliqués : l'épuisement physique (qui nécessite parfois un arrêt de travail et un suivi médical), la dimension traumatique (pour laquelle l'EMDR peut être utile), et ces boucles comportementales. La thérapie systémique aide à identifier les tentatives de solution inefficaces (travailler encore plus pour « rattraper »), à recadrer la situation, et à construire de nouveaux comportements.
Combien de séances faut-il pour voir des résultats avec la thérapie systémique stratégique ?
La thérapie brève stratégique vise souvent des changements perceptibles en trois à dix séances, mais la durée réelle dépend de la complexité de la situation et de l'ancienneté du problème. Les séances sont espacées (toutes les deux à quatre semaines), ce qui donne le temps aux prescriptions de prendre effet dans le quotidien. Une consultation préalable, en présentiel à Versailles ou Auxerre (Monéteau), ou en ligne, permet d'évaluer ensemble ce qui est réaliste.
Est-ce que je peux faire une thérapie systémique en ligne si je souffre de dépression ou d'isolement ?
La consultation en ligne est souvent particulièrement précieuse pour les personnes en état de dépression légère à modérée ou souffrant d'isolement, précisément parce qu'elle supprime la contrainte du déplacement. La thérapie systémique stratégique s'y prête bien : elle repose sur la parole, les prescriptions comportementales et l'interaction entre le thérapeute et le patient, tous éléments qui transitent parfaitement par un écran. Pour une dépression sévère, un suivi psychiatrique complémentaire peut être nécessaire. Depuis la France, la Suisse romande, la Belgique ou le Québec, vous pouvez consulter en ligne un psychopraticien formé à l'approche systémique et aux thérapies intégratives.
Comment savoir si la thérapie systémique stratégique est faite pour moi ?
Si vous tournez en rond, répétez des schémas qui vous épuisent et souhaitez changer quelque chose concrètement et rapidement, la thérapie systémique stratégique est probablement une approche pertinente pour vous. Si vous cherchez à comprendre en profondeur les racines de votre souffrance et êtes prêt pour un travail long : la psychanalyse est peut-être la voie. Si vous avez vécu un traumatisme précis et souhaitez vous en libérer : l'EMDR-IMO peut être très indiqué. Et si vous n'êtes pas sûr : c'est la première séance qui sert souvent de boussole. Un bon thérapeute vous dira honnêtement si son approche est adaptée à votre situation, et vous orientera si elle ne l'est pas.
Références (APA 7e éd.)
Melchior, T. (2001). Deux paradigmes de la thérapie. Cahiers de psychologie clinique, 16(1), 159-173.
Nardone, G., & Watzlawick, P. (2010). « Une chose en amène une autre » : Contributions à la thérapie brève. Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, 45(2), 213-230.
Pouliot, F. (2008). La thérapie brève de Palo Alto : l'approche interactionnelle des situations dépressives. Thérapie Familiale, 29(4), 513-531.
Wirion, M. (2023). Appréhender le diagnostic de burn-out en tant que thérapeute systémicien·ne : observations et réflexions. Thérapie Familiale, 44(2), 171-186.
Laloy, G. (2018). Clinique du burn-out et perspective écosystémique. Cahiers de psychologie clinique, 51(2), 131-153.
Watzlawick, P., Weakland, J., & Fisch, R. (1975). Changements : Paradoxes et psychothérapie. Le Seuil. (Édition originale : Weakland, J., Fisch, R., Watzlawick, P., & Bodin, A., 1974. Brief therapy : Focused problem resolution. Family Process, 13(2), 141-168.
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