L'EMDR-IMO : ce que c'est vraiment (et ce qu'on vous raconte qui est faux)
Anxiété, stress post-traumatique, burn-out, deuil : ce que la psychothérapie EMDR-IMO fait vraiment, comment elle fonctionne, et pourquoi elle n'est ni magique ni réservée aux cas graves. Par votre psychopraticienne à Versailles, Auxerre et en ligne.
Vous avez entendu parler de l'EMDR. Peut-être à la radio, peut-être par une amie qui en est revenue « transformée », peut-être dans un article qui promettait de « guérir les traumas en quelques séances ». Et maintenant vous vous demandez : c'est sérieux, ou c'est du chamanisme avec un pendule ? Est-ce que ça marche vraiment pour l'anxiété, le stress post-traumatique, le burn-out ? Et c'est quoi exactement cette variante IMO dont tout le monde parle dans le monde psy ?
Asseyez-vous confortablement. On va démêler tout ça, sans vous vendre du rêve ni vous noyer dans le jargon. Avec des sources sérieuses, de l'humour, et la conviction que vous méritez de comprendre ce qu'on pourrait faire, ou ne pas faire, dans un cabinet de psychothérapie, que vous soyez à Versailles, à Auxerre (Monéteau) ou en consultation en ligne depuis n'importe où en France.
EMDR : les quatre lettres que tout le monde prononce
L'histoire d'une découverte accidentelle, comme les meilleures choses
EMDR. Quatre lettres qui sonnent bien, qui font sérieux, qui donnent l'impression que la psychologie a enfin rejoint l'univers des acronymes médicaux comme IRM ou ECG (Eh, MDR). Eye Movement Desensitization and Reprocessing. En français : désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires. La traduction est déjà plus évocatrice : il y a des yeux, du mouvement, de la désensibilisation. Et du retraitement. Ce dernier mot est essentiel, et trop souvent oublié dans les résumés grand public.
L'histoire commence en 1987. Francine Shapiro, chercheuse américaine en psychologie, se promène dans un parc. Elle a des pensées stressantes. Et elle remarque quelque chose d'étrange : quand ses yeux bougent rapidement de droite à gauche, l'intensité émotionnelle de ses pensées diminue. Elle creuse, elle expérimente, elle publie. En 1989 paraît le premier article clinique sur l'EMDR, initialement appliqué aux survivants de trauma. Et depuis, des centaines d'études ont confirmé, nuancé, élargi.
Le saviez-vous ?
L'EMDR est reconnue comme traitement de référence du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) par l'OMS depuis 2013, par la Haute Autorité de Santé (HAS) en France, et par l'INSERM. Ce n'est pas une médecine douce. C'est une psychothérapie validée empiriquement.
Le mécanisme : ce qui se passe dans le cerveau pendant une séance d'EMDR
Quand nous vivons un événement traumatisant, le cerveau, débordé, ne traite pas l'information comme il le ferait normalement. L'événement reste « coincé » dans le système nerveux : les images, les sensations, les émotions et les croyances négatives associées forment un bloc figé, réactivé à chaque rappel du trauma. C'est pourquoi un ancien combattant peut se retrouver en état de panique à cause d'un bruit de pétard : son cerveau répond au présent avec la mémoire brute du passé.
L'EMDR utilise des stimulations bilatérales alternées, des mouvements oculaires de droite à gauche, des tapotements sur les mains ou les genoux, des sons alternés dans chaque oreille, pour relancer le traitement adaptatif de l'information, un processus naturel que le trauma a interrompu.
Analogie :
Imaginez un fichier corrompu sur votre ordinateur. Il ne s'ouvre pas correctement, il plante, génère des erreurs. L'EMDR ne supprime pas le fichier, elle le répare pour qu'il s'intègre normalement dans le système. Le souvenir reste, mais il perd son pouvoir de débordement émotionnel.
En clair :
La théorie dominante, dite du traitement adaptatif de l'information (TAI), postule que les stimulations bilatérales miment le processus naturel du sommeil paradoxal (REM), phase pendant laquelle le cerveau consolide et intègre les souvenirs. Des études en neuroimagerie montrent des modifications d'activation dans l'amygdale, le cortex préfrontal et l'hippocampe après un protocole EMDR complet. Ce n'est pas de la magie. C'est de la neuroplasticité.
L'IMO, la variante française de l'EMDR
IMO : Intégration par les Mouvements Oculaires, origines et spécificités
Si vous cherchez un psychothérapeute EMDR-IMO à Auxerre, à Versailles ou en ligne, vous avez probablement vu ces lettres accolées et vous vous êtes demandé si c'était une faute de frappe. L'IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires) a été développée en France par Danie Beaulieu, psychologue québecoise, à partir de la méthode EMDR. Ce n'est pas une copie. C'est une adaptation et un enrichissement, avec ses propres protocoles.
Les principales différences avec l'EMDR « standard » : l'IMO intègre des séquences de mouvements oculaires plus variées (pas uniquement le balayage horizontal gauche-droite), accorde une place plus importante aux sensations corporelles pendant le processus, et propose des protocoles spécifiques pour des problématiques comme les troubles dissociatifs, l'anxiété généralisée, ou les deuils compliqués.
En clair :
EMDR et IMO partagent la même logique fondamentale (stimulations bilatérales + retraitement du trauma), mais l'IMO offre une palette de mouvements plus large et une attention plus fine aux réponses corporelles. Dans la pratique clinique, les deux sont souvent utilisées de façon complémentaire, d'où la dénomination EMDR-IMO.
Pourquoi maîtriser les deux approches enrichit le suivi thérapeutique
Un praticien formé à l'EMDR-IMO dispose d'une boîte à outils plus riche. Selon la nature du trauma, le profil du patient, son rapport à son corps, sa capacité de tolérance émotionnelle, il pourra choisir le protocole le plus adapté. C'est la différence entre avoir une seule couleur et avoir toute une palette.
C'est particulièrement pertinent dans des situations complexes : traumatismes répétés (maltraitance, violences chroniques), dissociation, ou patients qui ont du mal à suivre les mouvements oculaires pour des raisons physiologiques. L'IMO permet alors de basculer vers des stimulations différentes tout en maintenant la logique du retraitement.
Ce que l'EMDR-IMO traite, et avec quels résultats
Le trauma, territoire naturel de l'EMDR-IMO
L'EMDR est née pour le trauma. Et c'est là qu'elle a les preuves les plus solides. Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) est l'indication reine. Flashbacks, cauchemars, hypervigilance, évitement, épisodes de reviviscence, tout ce cortège qui suit un événement traumatisant trouve dans l'EMDR-IMO un traitement dont l'efficacité est comparée favorablement aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et à certains antidépresseurs.
Les méta-analyses récentes, notamment celle de Bisson et al. (2013) publiée dans la Cochrane Database, confirment l'EMDR comme traitement efficace du SSPT, avec des effets durables à long terme.
Le mot de Freud :
Le fondateur de la psychanalyse n'aurait probablement pas apprécié les mouvements oculaires. Mais il serait sans doute intrigué par ce constat clinique commun : l'EMDR-IMO ne supprime pas les défenses, elle les rend moins nécessaires. Quand le souvenir traumatique est retraité, l'énergie psychique consacrée à le maintenir à distance devient disponible pour autre chose. Un peu comme si vous cessiez de tenir à deux mains une porte déjà fermée.
Anxiété chronique, burn-out et dépression, l'EMDR-IMO au-delà du trauma aigu
L'un des développements les plus intéressants de l'EMDR-IMO ces quinze dernières années, c'est son extension au-delà du trauma aigu. Il faut distinguer deux types de trauma : le Grand T (accident, agression, catastrophe, deuil brutal) et le Petit t (humiliations répétées, négligence émotionnelle, harcèlement au travail, expériences de rejet chroniques).
Ces petits traumatismes répétés peuvent générer des troubles aussi invalidants que les grands, et ils sont souvent sous-jacents à l'anxiété chronique, à la dépression, au burn-out. Un épuisement professionnel n'est jamais seulement une question de surcharge de travail. Il est souvent nourri par une histoire de croyances inadéquates : « Je ne suis jamais assez bien. » « Si je lâche, tout s'effondre. » Ces croyances ont une histoire. L'EMDR-IMO peut vous aider à remonter jusqu'à leur source.
Deuils compliqués, phobies et crises existentielles, des indications moins connues
L'EMDR-IMO est également utilisée avec efficacité dans les deuils compliqués, certaines phobies spécifiques, les crises existentielles profondes, et dans l'accompagnement de personnes en rupture de vie majeure.
Dans mon cabinet, que ce soit à Versailles, à Monéteau (Auxerre) ou en consultation en ligne, l'EMDR-IMO s'articule souvent avec d'autres approches : la thérapie systémique stratégique pour comprendre les dynamiques relationnelles dans lesquelles le trauma s'est produit, ou la psychanalyse lacanienne pour travailler le sens que le sujet donne à ce qu'il a vécu. Contrairement à des croyances répendues, ce ne sont pas des approches concurrentes. Ce sont des langages différents pour explorer le même territoire.
Ce que l'EMDR-IMO n'est pas
Une forme d'état modifié de conscience, mais pas seulement
L'EMDR-IMO induit bien un état de conscience modifiée : une forme de focalisation attentive, proche en certains points de la transe hypnotique légère. La confusion est donc compréhensible. Mais les deux approches reposent sur des protocoles, des logiques de traitement et des cadres théoriques distincts.
Et surtout, ce que l'on croit souvent opposer à l'hypnose s'applique tout autant à l'EMDR-IMO : dans les deux cas, le patient reste pleinement acteur et décisionnaire tout au long de la séance. Il peut interrompre à tout moment, il garde le contrôle de ce qui est travaillé, et rien ne se passe à son insu. Rien de mystérieux, tout de transparent.
Trois séances pour guérir un trauma, le mythe qu'il faut déconstruire
Ah, les promesses d'internet... « Guérissez votre trauma en 3 séances ! » « L'EMDR efface les mauvais souvenirs ! » Non.
L'EMDR-IMO ne supprime pas les souvenirs. Elle modifie leur charge émotionnelle et la façon dont ils sont stockés et accessibles en mémoire. Le souvenir reste, mais il perd son pouvoir de sidération. Et le nombre de séances nécessaires dépend de nombreux facteurs : l'ancienneté et la complexité du trauma, la structure psychique de la personne, sa capacité de tolérance émotionnelle, la solidité du lien thérapeutique.
Les contre-indications et précautions à connaître avant de commencer
Il y a des contre-indications, relatives ou absolues, à l'EMDR-IMO. Les états psychotiques non stabilisés, certains troubles dissociatifs sévères sans préparation suffisante, les situations de crise aiguë non sécurisée, autant de contextes où l'EMDR-IMO peut s'avérer inefficace si elle est mal évaluée. C'est pourquoi la phase d'évaluation et de préparation est extrêmement importante. Le protocole standard EMDR comporte 8 phases. Les stimulations ne commencent qu'à la phase 3, et ce n'est pas un hasard.
L'oeil systémique :
Un psychothérapeute systémicien ajouterait que le trauma ne se traite jamais dans le vide. Il se traite dans un contexte relationnel, à un moment de vie, dans un système familial et social particulier. L'EMDR-IMO est un outil puissant, mais c'est le contexte thérapeutique global qui détermine si cet outil peut être utilisé de façon optimale.
Votre souffrance n'a pas à passer un concours de gravité pour être prise en charge
Autre idée reçue : l'EMDR, c'est pour les gens qui ont vécu des horreurs. Pas pour moi qui « n'ai pas vraiment eu de trauma ».
L'expérience clinique montre que de nombreuses personnes sous-estiment l'impact de leurs propres histoires. Une humiliation marquante à l'école, une relation amoureuse destructrice, un parent émotionnellement absent, une rupture brutale, ces événements peuvent laisser des traces profondes qui organisent silencieusement notre façon de nous comporter, de nous aimer, de nous saborder. Votre souffrance n'a pas à passer un concours de gravité pour mériter d'être prise en charge.
Une séance concrète, de quoi ça a l'air ?
La question que tout le monde veut poser mais que peu osent formuler : « Concrètement, qu'est-ce qu'on fait pendant une séance ? » Voici les coulisses, sans vendre le spectacle ni rompre la confidentialité.
La phase de préparation, poser les fondations de la sécurité thérapeutique
Avant toute chose, on parle. On parle de l'histoire du patient, de ses ressources, de ses difficultés actuelles, de ses objectifs thérapeutiques. On identifie un « lieu sûr », une représentation mentale apaisante à laquelle le patient peut recourir à tout moment si la séance devient trop intense. On explique le protocole, on répond aux questions. Cette phase peut durer une séance, deux, parfois davantage. Elle n'est pas un préambule accessoire : c'est le fondement de la sécurité thérapeutique.
Le ciblage, choisir le souvenir traumatique et évaluer sa charge émotionnelle
On identifie ensemble le « souvenir cible », l'image la plus représentative de l'événement traumatique, associée aux pensées négatives qu'elle génère (« je suis en danger », « je suis nul(le) », « c'est ma faute ») et aux sensations corporelles correspondantes. On évalue l'intensité de la détresse sur une échelle de 0 à 10. On définit ce que le patient aimerait croire de lui-même à la place, la « cognition positive ». Et on commence.
Le retraitement, quand les stimulations bilatérales alternées font leur travail
Le patient se concentre sur l'image cible tout en suivant les mouvements du doigt du thérapeute, ou un autre stimulus bilatéral (sons alternés, tapotements sur les genoux pour les séances en ligne). Des séries de mouvements oculaires s'enchaînent, entrecoupées de brèves pauses où le thérapeute demande : « Qu'est-ce qui vient ? » Le patient rapporte ce qui émerge, une image, une sensation, une émotion, un souvenir connexe, une pensée. Sans censure. Sans analyse forcée. Le thérapeute accompagne, régule, relance si nécessaire. C'est ici que se produit l'essentiel : le cerveau, guidé par les stimulations bilatérales, commence à retraiter l'information gelée.
En clinique :
Ce que les patients décrivent souvent à l'issue d'une séance de retraitement réussi : « C'est comme si ça s'éloignait », « L'image est devenue floue », « Je sais que c'est arrivé, mais ça ne me fait plus le même effet ». Le souvenir ne s'efface pas, mais il perd son caractère envahissant. Il devient une page de l'histoire plutôt qu'un mur dans le couloir.
La clôture et la réévaluation, un processus qui continue entre les séances
Chaque séance se termine par une phase de clôture : on s'assure que le patient repart dans un état stable, on renforce les ressources si nécessaire, on explique que le processus continue parfois entre les séances (des associations peuvent émerger, des rêves, des réflexions). La séance suivante commence toujours par une réévaluation : où en est-on ? Qu'est-ce qui a bougé ?
Le travail avance, séance après séance, comme un puzzle qui trouve progressivement sa forme.
L'EMDR-IMO avec d'autres approches thérapeutiques
EMDR-IMO et psychanalyse lacanienne, un dialogue inattendu et pourtant fécond
À première vue, rien ne semble plus opposé que la psychanalyse lacanienne, austère, structurale, fondée sur la parole et le langage, et l'EMDR-IMO, résolument corporelle, protocollée, interventionniste. Et pourtant. La psychanalyse lacanienne travaille sur ce que Lacan appelait le réel, ce qui résiste à la symbolisation, ce qui revient toujours à la même place. Le trauma, dans cette perspective, est précisément ce qui ne peut pas être symbolisé : il fait retour, il insiste, il déborde le langage.
L'EMDR-IMO permet de traiter ce débordement, de réduire l'intensité du réel traumatique, pour que la parole puisse ensuite s'en emparer. Ce n'est pas une concurrence, c'est une complémentarité. L'EMDR-IMO crée les conditions dans lesquelles un travail analytique devient possible.
L'oeil systémique :
La thérapie systémique stratégique (Palo Alto) pense le trauma dans son contexte relationnel : comment les symptômes sont-ils maintenus par les solutions tentées ? Comment le système familial ou professionnel a-t-il participé à l'installation du trauma ? L'EMDR-IMO traite l'individu, la systémique pense le réseau. Les deux ensemble, c'est une vision à la fois interne et externe.
EMDR-IMO, TCC, hypnose et approches corporelles, une pratique intégrative sérieuse
Les thérapeutes intégratifs utilisent souvent l'EMDR-IMO en articulation avec les TCC (pour travailler sur les cognitions avant et après le retraitement), l'hypnose ericksonienne (pour préparer l'accès aux ressources internes), et les approches corporelles comme le Somatic Experiencing pour les patients très dissociés.
La question n'est pas « quelle méthode est la meilleure ? » mais « quelle combinaison, pour cette personne, à ce moment de sa vie ? » C'est ça, une pratique intégrative sérieuse.
Trouver un thérapeute EMDR-IMO : ce qu'il faut vraiment vérifier
Formation accréditée et supervision régulière, les deux critères non négociables
L'EMDR est devenu un terrain de formation sauvage. Des week-ends « initiation à l'EMDR » fleurissent partout, proposés par des organismes sans accréditation sérieuse. C'est dangereux. Un protocole mal conduit peut réactiver des traumas sans les retraiter, laissant les gens dans un état pire qu'avant. Ce qu'il faut chercher : une formation EMDR reconnue par EMDR France ou par EMDR Europe. Pour l'IMO, une formation auprès de l'association France EMDR-IMO, ou de formateurs certifiés. Et un thérapeute sous supervision régulière.
Psychologue, psychothérapeute, psychopraticien, qui fait quoi en EMDR-IMO ?
- Psychologue : titre règlementé, requiert un Master 2 en psychologie. Peut pratiquer des bilans psychologiques et des psychothérapies selon ses formations complémentaires.
- Psychothérapeute : titre réglementé depuis 2010, requiert une formation spécifique en psychopathologie clinique et une pratique supervisée.
- Psychopraticien : non réglementé légalement, mais défini par les fédérations professionnelles comme quelqu'un ayant reçu une formation longue et supervisée dans une ou plusieurs approches psychothérapeutiques. Le psychopraticien doit également suivre une éthique de travail impliquant un suivi psychologique personnel et des supervisions régulières.
- Psychiatre : médecin spécialisé. Peut prescrire des médicaments. Peut aussi pratiquer des psychothérapies selon ses formations.
En clair :
La question n'est pas uniquement « quel titre ? » mais « quelle formation concrète, quelle supervision, quelle expérience clinique ? » Un psychopraticien bien formé et supervisé peut être plus qualifié pour pratiquer l'EMDR-IMO qu'un psychologue clinicien qui a suivi un week-end de formation sans encadrement ultérieur.
Questions fréquentes
L'EMDR, est-ce que ça marche vraiment ? Que dit la science ?
L'EMDR est l'un des traitements psychothérapeutiques les mieux validés scientifiquement, notamment pour le syndrome de stress post-traumatique. L'OMS la recommande depuis 2013, la Haute Autorité de Santé (HAS) en France également. Des méta-analyses, dont celle de Bisson et al. (2013), confirment son efficacité comparable à celle des TCC orientées trauma, avec des effets durables. En cabinet à Versailles (78), à Auxerre (Yonne) ou en consultation en ligne, l'EMDR-IMO est utilisée pour l'anxiété, le stress post-traumatique, le burn-out, la dépression réactionnelle, les deuils compliqués.
Combien de séances d'EMDR faut-il pour un résultat ?
Le nombre de séances nécessaires dépend entièrement de la nature et de la complexité de ce que vous traversez, et aucun thérapeute sérieux ne peut vous donner un chiffre avant de vous avoir rencontré. Un trauma unique et récent peut montrer des améliorations en 3 à 8 séances de retraitement ciblé. Un trauma complexe, répété depuis l'enfance, demandera souvent bien plus, avec une phase de préparation longue avant même d'entrer dans le retraitement. Méfiez-vous de ceux qui promettent un nombre précis de séances sans évaluation préalable.
L'EMDR peut-il aider pour l'anxiété et les crises d'angoisse sans trauma identifié ?
L'EMDR-IMO est souvent très efficace pour l'anxiété chronique et les crises de panique, même en l'absence de trauma évident, parce que l'anxiété a presque toujours des racines dans des expériences passées. Des expériences de honte, d'humiliation, de rejet, de perte de contrôle peuvent constituer de petits traumatismes qui alimentent l'anxiété présente. L'EMDR-IMO peut identifier et retraiter ces nœuds. Ce type de suivi est proposé à Versailles (78), Auxerre (Yonne), et en consultation en ligne pour toute la France.
Quelle est la différence entre l'EMDR et l'IMO ?
L'EMDR a été développée par Francine Shapiro aux États-Unis dans les années 1980 ; l'IMO est une adaptation française enrichie, développée par Danie Beaulieu, avec des séquences de mouvements oculaires plus variées et une attention accrue aux signaux corporels. Les deux partagent la même logique fondamentale : utiliser des stimulations bilatérales alternées pour permettre au cerveau de retraiter des expériences traumatiques non intégrées. Un thérapeute formé en EMDR-IMO maîtrise les deux approches et les combine selon les besoins.
L'EMDR-IMO est-il efficace pour le burn-out ?
Les données cliniques sont encourageantes : l'épuisement professionnel s'accompagne presque toujours de croyances inadéquates sur soi, souvent enracinées dans des expériences passées, que l'EMDR-IMO peut identifier et retraiter. Perfectionnisme, peur de décevoir, identité fondée sur la performance, ces patterns ont une histoire. En cabinet à Auxerre (Monéteau), Versailles, ou en consultation en ligne, cette approche s'articule souvent avec la thérapie systémique stratégique pour travailler également sur les dynamiques professionnelles.
L'EMDR peut-il remplacer la psychanalyse ou les TCC ?
L'EMDR-IMO est un outil puissant de retraitement des expériences traumatiques, mais ce n'est pas une thérapie complète en elle-même et elle ne remplace aucune autre approche. La psychanalyse lacanienne offre un espace de travail sur le sens et sur ce qui structure le désir et la souffrance au-delà du symptôme. Les TCC travaillent sur les pensées automatiques et les comportements d'évitement. La thérapie systémique stratégique pense le patient dans son réseau relationnel. Ces approches sont complémentaires, et c'est précisément cette articulation qui est pratiquée dans les cabinets de Versailles, d'Auxerre (Monéteau) et en consultations en ligne.
Comment se passe une première consultation EMDR ? Que va-t-on me demander ?
Une première consultation n'est souvent pas une séance de retraitement, c'est une rencontre où le thérapeute cherche à comprendre ce qui vous amène, votre histoire et vos ressources, avant d'évaluer si l'EMDR-IMO est indiquée et dans quel cadre. Vous aurez l'espace pour poser toutes vos questions. Plusieurs séances de préparation peuvent être nécessaires avant d'entrer dans le travail de retraitement proprement dit. Rien ne commence sans que vous compreniez ce qui se passe et sans votre accord.
Peut-on faire de l'EMDR-IMO en ligne ? Est-ce aussi efficace ?
L'EMDR-IMO se pratique en téléconsultation avec des résultats comparables au présentiel pour un large éventail de problématiques, selon les études post-Covid. Les stimulations visuelles sont guidées via la caméra, et les stimulations alternatives (auto-tapotements, sons) s'adaptent parfaitement au format en ligne. La consultation en ligne permet d'accéder à un psychothérapeute ou psychopraticien formé en EMDR-IMO depuis n'importe où en France, ce qui est particulièrement précieux dans les zones où les spécialistes sont rares.
Vous n'avez pas besoin d'avoir vécu quelque chose d'« assez grave ». Vous avez juste besoin de décider que la souffrance n'est pas une fatalité à administrer, mais une invitation à quelque chose d'autre. Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, qu'il s'agisse d'anxiété, de burn-out, de trauma, d'isolement ou d'une question qui n'a pas encore de nom, un accompagnement en EMDR-IMO, articulé à d'autres approches selon ce qui fait sens pour vous, est possible à Versailles, à Monéteau (Auxerre), ou en consultation en ligne pour toute la francophonie. Vous n'avez pas à trouver les bons mots pour commencer. Juste frapper à une porte.
Références (APA 7e éd.)
Bisson, J. I., Roberts, N. P., Andrew, M., Cooper, R., & Lewis, C. (2013). Psychological therapies for chronic post-traumatic stress disorder (PTSD) in adults. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2013(12).
Beaulieu, D. (2019). L'intégration par les mouvements oculaires : manuel pratique de la thérapie IMO (3e éd.). Éditions de l'Homme.
Shapiro, F. (2018). Eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) therapy : Basic principles, protocols, and procedures (3e éd.). Guilford Press.
Ter Heide, F. J. J., Mooren, T. M., van de Schoot, R., de Jongh, A., & Kleber, R. J. (2016). EMDR therapy for posttraumatic stress disorder among war and torture survivors : A multi-site randomized clinical trial. Acta Psychiatrica Scandinavica, 134(2), 169–180.
Van der Kolk, B. A. (2014). The body keeps the score : Brain, mind, and body in the healing of trauma. Viking. [Traduction française : Le corps n'oublie rien, Albin Michel, 2018]
World Health Organization. (2013). Guidelines for the management of conditions specifically related to stress. OMS.
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